Le vol de vélos (partie 1) : les bons réflexes

Le vol de vélos (partie 1) : les bons réflexes

Cliquez sur l’image pour visualiser une vidéo de simulation de vol de vélos. Édifiant !

Si on vous dit « vol de vélo », il y a de grandes chances que vous vous sentiez concernés si vous êtes cycliste. Pas étonnant ! L’année dernière, en France, c’est un demi-million de vélos qui ont été dérobés à leur propriétaire légitime contre 57 000 vols de deux-roues motorisés et 108 000 vols de voitures pour la même période. Plus surprenant, la moitié des vols ont lieu dans des espaces privés : cours, garages et caves d’immeuble d’habitation ou de bureaux, lieux dans lesquels les cyclistes font moins attention à sécuriser leurs montures.

Un fléau commun

Rapide à effectuer, presque sans bruit et pas systématiquement rapporté auprès de la police (50% des victimes de vol ne déposent pas plainte), le vol de vélo est un fléau pour tous et surtout un frein majeur dans le basculement vers la mobilité cyclable. Ainsi, 20 % des personnes sondées dans le cadre de l’enquête de 2012 « Les Français et le vélo » par l’Observatoire des mobilités actives citent le vol comme l’un des trois principaux freins à l’utilisation d’un vélo dans les déplacements quotidiens.

Ce mois-ci, nous avons donc décidé d’initier une petite série d’articles autour du sujet pour vous rappeler les bonnes pratiques mais aussi pour vous présenter les services et accessoires innovants pour contrer ce fléau.

Nous commençons notre série par un petit rappel sur les bons conseils pour protéger votre vélo du vol.

De l’art d’attacher son vélo

Le premier est le plus simple : attachez-le dès que possible !

C’est presque une évidence mais attacher son vélo, même pour cinq minutes, le temps d’aller chercher son pain, permet d’éviter le vol opportuniste, à la volée.

Même si certains antivols ne sont pas véritablement utiles pour lutter contre le vol (nous vous en reparlerons dans un prochain article), ils sont le bon réflexe à adopter.

Si vous le pouvez, positionnez le cadenas de votre antivol près du sol (entre 30 et 40 centimètres de ce dernier) et la serrure tournée vers le bas. Si votre voleur veut forcer la serrure cette position et hauteur lui rendra la tâche plus ardue et le poussera peut-être à abandonner son méfait. Attention à ne pas laisser trainer votre antivol au sol. Le contact avec le sol est un point d’appui qui permet de détruire les serrures plus facilement en cas d’usage de la force brute.

Notre deuxième conseil est de bien choisir où accrocher son vélo. En premier lieu, il convient de ne pas simplement sécuriser votre vélo par l’antivol, mais de trouver un point fixe sur lequel attacher le vélo. Vérifiez toujours que l’attache soit fortement ancrée dans le sol et accrochez si possible votre roue et votre cadre dans le même ensemble. Face à l’augmentation du trafic cyclable, les municipalités continuent d’équiper les rues avec des arceaux de stationnement dédiés au vélo, de toutes formes (plus ou moins pratiques !).

A Lyon par exemple, ce sont 1000 nouveaux arceaux installés chaque année sur le territoire de la Métropole, mais cet effort est souvent insuffisant ou mal réparti et nombre de cyclistes s’accrochent à du matériel urbain de toute nature : poteaux de signalisation, arbres, candélabres, barrières… (ce qui est théoriquement interdit si ce stationnement gêne la circulation des autres usagers de la voie publique). Malheureusement, les voleurs s’adaptent et n’hésitent pas à user de matériel adapté (du type meuleuse portative) qui permet de scier en quelques minutes certains arceaux.

 

Ces arceaux sont plutôt à éviter. Ils permettent soit un maniement facile du vélo par le voleur, soit une trop faible protection de l’objet attaché.

Au contraire, ces arceaux proposent plusieurs points d’attache à diverses hauteurs et/ou sont solidement implantés dans le sol. A privilégier donc.

Privilégiez les lieux passants et bien en vue pour accrocher votre vélo. Dans un endroit trop calme, un voleur se sentira plus en sécurité pour vous détrousser de votre vélo. Si vous le pouvez, accrochez donc votre vélo à côté d’autre vélos et créez ainsi un petit ilot. Dans la masse, votre vélo a statistiquement moins de chances d’être victime de vol qu’isolé. Si vous le pouvez, tirez parti de la vidéosurveillance des lieux publics pour décourager les actes malveillants.

Les villes aménagent aussi de plus en plus des parkings sécurisés dédiés aux deux-roues, que ce soit des box spécifiques, des espaces dans un parking voiture, près d’une station de métro ou d’une gare pour favoriser l’intermodalité. Certains d’entre eux sont accessibles gratuitement, d’autres font l’objet d’un système d’abonnement ou de consigne.

Et pour répondre au problème d’insécurité dans les immeubles privés, il convient de mettre en place un espace dédié et aménagé, qui soit pratique à utiliser (voir ici le bon article de Citycle à ce sujet). Dimensions, éclairages, modalités de rangement, accessibilité : rien ne doit être laissé au hasard si on souhaite que la mise en place soit un succès et ne génère pas de conflit entre les utilisateurs. Depuis une loi de 2010 et son arrêté d’application de 2012, il est même obligatoire pour tout nouvel immeuble de prévoir un espace destiné au stationnement sécurisé des vélos.

Dans notre deuxième volet de cette série, nous vous présenterons une sélection des accessoires permettant de lutter contre le vol, depuis l’antivol le plus classique aux objets connectés s’appuyant sur les dernières technologies.

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