Tout savoir sur l’Indemnité Kilométrique Vélo

Tout savoir sur l’Indemnité Kilométrique Vélo

Depuis le 11 février 2016, l’univers du vélo urbain a été marqué par une mesure importante : l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV). Elle consiste à indemniser à hauteur de 25 centimes par kilomètre les salariés qui utilisent le vélo pour venir sur leur lieu de travail. Quant aux employeurs, ils sont exonérés de cotisations sociales sur la base des kilomètres parcourus par leurs salariés. D’autre part, une entreprise qui met à disposition de ses salariés une flotte de vélos verra une part de ses impôts allégée. Pour être applicables, ces mesures doivent néanmoins faire l’objet d’un accord entre l’employeur et l’organisation syndicale ou d’une décision unilatérale de l’employeur.

Avant ce décret, un premier pas en faveur de l’usage du vélo comme moyen de transport quotidien (et non plus comme simple objet de loisir) avait été fait en 2006 avec la création de la CIDUV, la Coordination Interministérielle pour le Développement de l’Usage du Vélo. Le deuxième pas majeur est le « Plan Vélo » ou PAMA, comprendre « Plans d’Actions pour les Mobilités Actives ». Il regroupe des mesures favorables à l’usage du vélo notamment en milieu urbain, parmi lesquelles une simplification de transport des vélos dans les TER, un meilleur accès aux informations relatives à l’usage du vélo (vélos en libre-service, base de données sur les

 voies piétonnes et cyclables…), l’installation de garages à vélos sécurisés dans le périmètre des gares et surtout l’expérimentation de l’IKV suite aux préconisations de la CIDUV. En collaboration avec l’ADEME, ces deux organismes sont en charge de mesurer l’effet incitatif de l’IKV et d’examiner la dynamique qu’elle impulse.

La CIDUV et l’ADEME ont lancé 2 phases d’évaluation, la première de juin à novembre 2014 et la deuxième de décembre 2014 à juin 2015. Les chiffres de cette étude sont très éloquents, avec une augmentation de l’usage du vélo de + 125% au bout d’un an. L’IKV incite donc largement à se déplacer en vélo, surtout sur le long terme. Plusieurs associations pointent néanmoins les limites de cette mesure : gros investissement financier des entreprises pour créer une flotte de vélos, plafonnement de l’indemnité à 200 € par an (au-delà, l’impôt s’appliquera pour le salarié et l’entreprise payera des cotisations sociales), difficulté à cumuler IKV et remboursement de l’abonnement transport en commun.

flotte vélos

 

cycliste urbain

Des facteurs limitant l’usage du vélo persistent toujours : la météo, la distance, l’effort physique, le déplacement d’enfants…. La question essentielle est alors de savoir si les incitations financières issues de la mise en place de l’IKV peuvent être suffisantes pour compenser ces contraintes et pousser à rechercher et investir dans une solution technique appropriée ?…

Christian Eckert, député socialiste a pourtant donné un exemple d’application qui marche : une personne travaillant 200 jours par an et parcourant 4 kilomètres par jour aurait une IKV qui reviendrait à 200 euros par an.

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A l’heure actuelle, et dans l’attente de résultats concrets dans les mois qui viennent, la mise en place de l’IKV a suscité beaucoup d’intérêt autour de l’usage quotidien du vélo et mis en lumière la motivation croissante des citoyens à enfourcher leur deux-roues. Afin d’accompagner le lancement du dispositif, le Club des Villes et Territoires Cyclables a mis en place sur son site internet un observatoire de l’IKV qui recense les entreprises appliquant cette mesure :

Les mentalités évoluent et c’est tant mieux pour l’environnement et la qualité de vie.

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